jeudi 9 novembre 2017

Vedette Kerisper - Navix



Au sommaire de ce reportage :

  1. Navix
  2. Historique : du Kerpehnir au Kerisper
  3. Kerisper, desserte de la liaison La Turballe-Belle-Île
  4. Le Kerisper en images…
  5. Kerisper, une vedette adaptée à sa tâche

Navix


La « Navix » a été créée 1988 pour reprendre les Vedettes Vertes, une société présente sur le port de Vannes depuis les années 1950. 2 ans plus tard, Gérard Douguet, un ancien de la Navix créée la Compagnie des Îles avec un navire affrété à la Morbihannaise de Navigation. La Navix est rachetée au cours des années 2000 par la Compagnie des Îles. Elles fusionnent finalement en 2015 et le nom commercial « La Compagnie des Îles » disparaît au profit de Navix.
Elle propose des croisières sur le Golfe du Morbihan et sur la Ria d’Étel ainsi que des liaisons maritimes vers Belle-Île-en-Mer, l’Île de Houat et l’Île d’Hoëdic au départ de Vannes-Port Navalo ou du Croisic-La Turballe. Au total, ce sont 10 vedettes allant d’une capacité de 120 à 280 passagers qui battent le pavillon de la Navix.


^^ Cliquez sur l’image pour afficher le site internet de la Navix ^^


Historique : du Kerpenhir au Kerisper


En 1999, la compagnie Navix a commandée auprès des chantiers Bernard de Locmiquélic une vedette à passagers de 25 mètres destinée à la desserte de Belle-Île-en-Mer. Ce navire, dénommé Kerpenhir (en référence à la pointe de la commune de Locmariaquer faisant face à Port Navalo) a été mis à l’eau le 15 juin 1999 à Locmiquélic. Il a commencé ses rotations commerciales en juillet 1999 sur la liaison Vannes - Port Navalo - Belle-Île.

Le Kerpenhir en mer.

Le Kerpenhir en route pour Quiberon pour un affrètement pour la Compagnie Océane assuré en septembre 2016.

La Navix a commandée dans la foulée une deuxième unité identique au Kerpenhir. Cette nouvelle commande visait à remplacer le Navijet « Nicolas Bouchard », victime d’un incendie au large du Cap Fréhel le 8 novembre 1998 lors du départ de la Route du Rhum. Notons que ce dernier a été remis en état et a repris son exploitation entre La Trinité-sur-Mer, Belle-Île et l'Île de Houat à la fin juin 1999.
Mis à l’eau le jeudi 8 juin 2000 à Lorient, le Kerisper a demandé environ 14 000 heures de travail (dont environ 3 000 en sous-traitance) pour les chantiers Bernard sur leur site de Lorient-Kéroman. Il a été acheté par le groupe Navix pour une somme de 8 à 9 millions de francs (soit environ 1 720 000 euros). A l’origine, une troisième unité identique aux Kerpenhir et Kerisper devait être construite par les chantiers Bernard. La commande a finalement été annulée.
Le Kerisper a été baptisé le vendredi 30 juin 2000 à la Trinité-sur-Mer par le curé de la ville de Le Palais, en présence de la Duchesse de Rohan sa marraine, le maire de la Trinité-sur-Mer et les différents représentants de la compagnie Navix.
Le Kerisper, tout comme son grand frère le Kerpenhir, a été conçu pour desservir à la fois les îles de Belle-Île-en-Mer, Houat et Hoëdic pour une capacité de 259 passagers. Il peut aussi assurer des croisières sur le Golfe du Morbihan avec une capacité de 270 passagers. Dans cette optique de faire des croisières sur le Golfe du Morbihan, le Kerisper a été équipé dès l’origine de 4 projecteurs sur les flancs bâbord et tribord du pont supérieur.

Pour la saison 2000, le Kerisper a été placé sur la ligne La Trinité-sur-mer – Port Navalo – Belle-île. Les années suivantes, le Keripser a desservi Belle-Île ou Houat et Hoëdic au départ de Port Navalo et Vannes ou de La Trinité-sur-Mer ou encore des ports de La Turballe et du Croisic (situés en Loire-Atlantique). Depuis 2014, le Kerisper assure tous les étés (juillet-août) la liaison La Turballe - Belle-Île ainsi que la ligne Le Croisic – La Turballe en tandem avec le Kerpenhir.

Croisement du Kerisper et du Kerpenhir devant le port de Palais en mai 2016.

Le Kerisper et le Kerpenhir en hivernage au Parc-du-Golfe (Vannes) en avril 2017.


Kerisper, desserte de la liaison La Turballe-Belle-Île


Le Kerisper est donc affecté à la desserte saisonnière de Belle-Île-en-Mer au départ du Croisic et de La Turballe. Il assure d’Avril à Septembre cette liaison, à raison d’un départ programmé de temps en temps avant et après les deux mois d’été puis tous les jours en juillet et août. La traversée est effectuée en 1h30 à la vitesse d’environ 18 nœuds (soit 33 km/h).
Suivant la programmation, le Kerisper appareille du port du Croisic ou de La Turballe pour rejoindre Belle-Île. Dans le cas de la saison 2016, les passagers pour Belle-Île au départ du Croisic empruntaient le Kerpenhir pour rejoindre La Turballe puis ils changeaient de navire à l’arrivée à l’embarcadère de La Turballe pour ensuite embarquer sur le Kerisper qui rejoignait Belle-Île.
Notons que le Kerisper peut être appelé avant ou après la saison d’été à assurer les départs de Vannes et de Port Navalo en direction de Belle-Île en cas de problèmes sur le navire dédié à cette desserte : le Dervenn, qui va être mis en service à la mi-mai 2017 en remplacement du Le Palais qui navigue désormais pour la Compagnie-du-Golfe.

Situation de la ligne La Turballe-Belle-Île sur la carte des croisières de la Navix (plan issu de la brochure individuels 2017 de la Navix).

Vue satellite du tracé des liaisons assurées par la Navix au départ du Croisic et de la Turballe. Les lignes jaunes représentent les liaisons assurées entre avril et juin ainsi qu’en septembre 2017. En rouge, la ligne desservie d’avril à septembre 2017 par le Kerisper (© cliché Géoportail).


Avant de continuer ce reportage, revenons sur les caractéristiques du Kerisper :

Caractéristiques administratives


Vedette à passagers : KERISPER
Quartier maritime : VANNES
Armateur propriétaire : NAVIX
Armateur gérant : NAVIX
Chantier naval : BERNARD, LORIENT
Année de construction : 2000

Caractéristiques d’exploitation


Capacité : 259 passagers (en 3ème catégorie) ou 270 passagers (en 4ème catégorie)
Équipage : 3 à 4 marins
Vitesse de croisière : 18 nœuds
Vitesse maximale : 20 nœuds

Caractéristiques géométriques


Longueur hors tout : 25,00 m
Largeur : 6,80 m
Tirant d'eau : 1,50 m

Caractéristiques techniques


Coque : Aluminium
Propulsion : 2 moteurs CUMMINS
Puissance : 2x736 kW
Jauge brute : 89 UMS
Propulseur d’étrave : Non
Stabilisateur antiroulis : Non


Le Kerisper en images….


Le Kerisper à quelques minutes de l'appareillage du ponton d’embarquement de la gare maritime de Vannes.

Le Kerisper au ponton d'embarquement de la gare maritime de Vannes. On remarque sur la droite la vedette "Sterne" qui assure des tours du Golfe du Morbihan pour la Compagnie-du-Golfe.

Le Kerisper descendant la rivière de Vannes pour rejoindre le Golfe du Morbihan.

Croisement entre le Kerisper et le Lady de Nantes des Vedettes du Golfe.

Le Kerisper dans le chenal du port de Palais.

Entrée du Kerisper dans le port de Palais.

Approche de la cale Bonnelle avec en arrière-plan le roulier mixte "Bangor" de la Compagnie Océane.

Le Kerisper à quai le long de la cale Bonnelle.

Le Kerisper débarquant ses passagers à la cale Bonnelle un jour de marée basse de vives eaux.

Manœuvre d’évitage dans le port de Palais.

Appareillage du port de Palais pour rejoindre le poste d’attendre devant le môle Bourdelles.

Sortie du port de Palais.

Sortie du chenal du port de Palais.

Le Kerisper en route vers le mouillage. On remarque juste derrière le Blanche Hermine des Vedettes du Golfe lui aussi au mouillage.

Le Kerisper au mouillage devant le port de Palais.

Vu de trois quarts arrière depuis le chenal d’entrée du port de Palais.

Le Kerisper approchant de Port Maria pour un affrètement de la Compagnie Océane.

Approche du port.

Le Kerisper rejoignant la cale de Houat.

Le Kerisper à la cale de Houat.

Le Kerisper en provenance de Quiberon et à destination de Le Palais.

Le Kerisper en mer.

Retour au port de Palais.

Entrée dans le port de Palais à pleine mer.

Approche de la cale Bonnelle.

Le Kerisper à quai.

Début de l’appareillage du Kerisper en direction de La Turballe.

Manœuvre d’évitage vue depuis la Citadelle Vauban

Sortie du port.

Retour sur le continent…

… En direction de Vannes et Port Navalo…

… Ou vers La Turballe et Le Croisic.


Visite du navire


Je vous propose de découvrir les espaces accessibles à tous les passagers.

La plage avant


La plage avant, située sur la proue du navire, peut accueillir maximum 11 passagers en 4ème catégorie de navigation (en navigation sur le Golfe du Morbihan).

Vue en plongée sur la plage avant.

La plage avant vue depuis le salon.


Le salon


Situé au centre du navire et accessible depuis la plage arrière par une porte coulissante, le salon peut accueillir 96 personnes assises. On y trouve des rangées de 4 sièges situées de chaque côté du navire. Ils sont installés le long des baies vitrées et sont desservis par une allée centrale. Notons qu’à côté de la porte donnant sur la plage avant, seuls 3 sièges sont installés de chaque côté.

Le salon vu depuis l'extérieur.

Les sièges se faisant face sur l’avant du salon.

Le salon vu depuis la porte d’accès à la plage avant.

Le salon vu depuis la plage arrière.

La plage arrière


Elle peut accueillir 34 passagers. Nous y trouvons 18 sièges individuels répartis en 9 sièges sur bâbord et tribord en groupe de 3. Juste derrière l’escalier qui dessert le pont supérieur, on retrouve un banc central pour 6 personnes et un autre banc installé dans la largeur au niveau de la poupe du navire.
Enfin, un petit local pouvant servir de bar est installé sous l’escalier qui dessert le pont supérieur.

Zoom sur la plage arrière.

Les sièges situés juste après la porte de sortie tribord.

La banquette centrale.

La plage arrière vue depuis l’arrière bâbord.

Le bar.

Le pont supérieur

Il se situe au point le plus haut du navire, juste derrière la passerelle de navigation. Nous y trouvons 120 places assises dont 16 sièges qui sont protégés par la passerelle.

Vue en plongée sur le pont supérieur.

L’escalier donnant accès au pont supérieur.

L’arrière de la passerelle et les quelques sièges qui sont à l’abri sous son toit.

Les sièges situés sur la gauche de la passerelle.

Vue sur le pont supérieur depuis la sortie de la passerelle.

La partie arrière du pont supérieur.

Vue vers l’avant du pont supérieur.


Kerisper, une vedette adaptée à sa tâche


Rapide et confortable, le Kerisper est l’une des deux vedettes basées au Croisic et à La Turballe en période estivale. Avec son salon confortable et son large pont supérieur qui permet de profiter au mieux de la traversée par beau temps, le Kerisper est très apprécié et est assez adapté pour rejoindre Belle-Île, Houat ou Hoëdic depuis la Loire-Atlantique. Malgré tout, les qualités nautiques du navire ne sont pas excellentes car le bateau a tendance à beaucoup tosser même lorsque la mer est relativement calme.
Notons qu’en 2016, le Kerisper était placé jusqu’à la fin juin sur la ligne Vannes - Port Navalo - Belle-Île puis il a assuré la liaison La Turballe-Belle-Île entre le 5 juillet et le 28 août. Il avait ensuite repris ses rotations au départ de Vannes et de Port Navalo dès l’arrêt de la vedette Le Palais à la fin août.
Avec l’arrivée de la nouvelle vedette Dervenn prévue pour début mai 2017, le Kerisper a été placé dès le début de la saison 2017 au départ du Croisic. De son côté, le Kerpnehir a assuré quelques rotations entre Vannes, Port Navalo et Belle-Île en attendant la livraison du Dervenn.

Kerisper, une vedette élégante, rapide et confortable !

Texte, bannière et mise en page : Alspace
Photos : Alspace.

mercredi 1 novembre 2017

Vedette Rêve d'Été - CMN (†)




Au sommaire de ce reportage :


  1. Compagnie Morbihannaise de Navigation
  2. 1938-1954 : les débuts du Rêve d’Été
  3. 1954-1958 : l’épisode méditerranéen
  4. 1958-1966, le Rêve d’Été à la Compagnie Morbihannaise de Navigation
  5. 1966 : la sortie de flotte du Rêve d’Été



Compagnie Morbihannaise de Navigation


La Compagnie Morbihannaise de Navigation (CMN, surnommée aussi la Morbi) était le délégataire historique du Conseil Général qui assurait la desserte des îles de Groix, de Belle-Ile-en-Mer, de Houat et d'Hoëdic. Elle a remporté le son premier contrat de service public à compter de 1950 pour la liaison Belle-Île-Quiberon, en 1973 pour Lorient-Groix et en 1980 pour celle entre Quiberon-Houat-Hoëdic.
La Compagnie Morbihannaise de Navigation était une filiale de la Compagnie Nationale de Navigation. Disparue du paysage Morbihannais en 2008, la Morbihannaise était active jusqu’en 2010 sous le nom de Morlenn Express dans la rade de Brest.



1938-1954 : les débuts du Rêve d’Été


Le Rêve d’Été était une petite vedette classique construite en 1938. Conçue pour être exploitée sur la ligne La Rochelle-Île d’Oléron, Rêve d’Été assurait ce service vers le port de Boyardville, et, suivant la marée, il accostait soit dans le port de Boyardville ou alors directement à l’appontement de la plage de Boyardville. Ce ponton était situé à environ 1 kilomètres de l’entrée du port de Boyardville et permettait d’assurer la liaison avec la Rochelle lorsqu’il n’y avait pas assez d’eau dans le port.

Multi-vues de Boyardville avec au centre le Rêve d’Été en mer (D.R).

Le Rêve d’Été à l’appontement de la plage de Boyardville (D.R).

Le Rêve d’Été à quai dans le port de Boyardville. On remarque que la passerelle et son mat avaient été changés sur les photos juste au-dessus (D.R).

Le Rêve d’Été appareillant de Boyardville pour rejoindre La Rochelle (D.R).

Pendant la deuxième guerre mondiale, le Rêve d’Été avait été réquisitionné par la marine allemande qui l'avait transformé en patrouilleur. Après la guerre, le Rêve d’Été a été remis en état et avait repris ses liaisons entre Boyardville et La Rochelle. Notons qu'il avait été modernisé en 1950.


1954-1958 : l’épisode méditerranéen


En 1954, le Rêve d’Été a été racheté par l’armement Dubois Fesseau et rejoint les côtes méditerranéennes. Il a assuré jusqu’en 1958 la liaison entre Menton, San-Rémo et les îles de Lérins. Cette activité qui devait être principalement estivale s’est arrêtée en 1958.

Le port de San-Rémo avec le Rêve d’Été à droite (D.R).

Le Rêve d’Été naviguant dans le port de Menton (D.R).

Le port de Menton. Sur la droite de l’image, le Rêve d’Été est le long de la jetée en attendant ses passagers (D.R).

Vue aérienne de la vieille ville de Menton avec le port en arrière-plan. On remarque le Rêve d’Été au mouillage au bout de la jetée du port (D.R).


Avant de continuer ce reportage, revenons sur les caractéristiques du Rêve d’Été :

Caractéristiques administratives


Vedette à passagers : RÊVE D’ÉTÉ
Armateur propriétaire : INCONNU (1938 > 1954) - DUBOIS FESSEAU (1954 > 1958), CMN (1958) et CONSEIL GÉNÉRAL DU MORBIHAN (1959 > 1966)
Armateur gérant : INCONNU (1938 > 1954) - DUBOIS FESSEAU (1954 > 1958) et CMN (1958 > 1966)
Chantier naval : ?
Année de mise en service : 1938
Année d’achat par la CMN : 1958
Année de sortie de la flotte : 1966

Caractéristiques d’exploitation


Capacité : 130 passagers
Vitesse de croisière : 12 nœuds
Vitesse maximale : 12 nœuds

Caractéristiques géométriques


Longueur hors tout : 24,47 m
Largeur : 4,77 m

Caractéristiques techniques


Propulsion : 1 moteur de 214 chevaux
Jauge : 62,36 gt
Propulseur d’étrave : Non
Stabilisateur anti-rouli : Non


1958-1966, le Rêve d’Été à la Compagnie Morbihannaise de Navigation


En 1958, le Rêve d’Été a été racheté par la Compagnie Morbihannaise de Navigation. Il assurait la liaison avec Belle-Île-en-Mer au départ de Port Maria ou de Port Haliguen (Quiberon) uniquement durant la période estivale. En effet, en raison de sa mauvaise tenue à la mer et de son pont passagers entièrement à l’air libre, ce navire ne permettait pas d’assurer une liaison confortable pendant l’hiver. Enfin, il assurait aussi des excursions vers les îles de Houat et d’Hoëdic en été.
Ainsi, le Rêve d’Été avait pour unique vocation de doubler les courriers de plus grosse capacité, le Guédel (construit en 1930) et le Belle-Isle (mis en service en 1957). Ceci permettait d'augmenter le nombre de rotations et d'augmenter le nombre de passagers transportés.
Notons que le Rêve d’Été est devenu la propriété du Conseil Général du Morbihan en 1959.

Multi-vues de Quiberon avec en haut à droite le Rêve d’Été à Port Haliguen.

A quai au fond du port de Port-Haliguen.

Le Rêve d’Été amarré le long de l’un des deux môles du port pour embarquer ses passagers (D.R).

Le Rêve d’Été et le Notre Dame du Confort (le courrier de Houat et d’Hoëdic) ensemble dans l’actuel vieux port de Port Haliguen (D.R).

Vue aérienne de Port Haliguen avec le Rêve d’Été à quai dans le Vieux-Port (D.R).

Le Rêve d'Été à quai le long de l'estacade de Port Haliguen avant la construction des deux parties de l'actuel avant-port (D.R).

Vue aérienne du port de Palais au début des années 1960. On remarque le Rêve d’Été au centre de l’image et juste derrière le Belle-Isle et le Guédel (D.R).

Le Rêve d’Été amarré le long du quai de l’Yser. On remarque le Belle-Isle à quai le long de la cale de l‘Acadie (D.R).

Autre vue du port de Palais avec le Rêve d’Été toujours le long du quai de l’Yser (D.R).


1966, la sortie de flotte du Rêve d’Été


Après 8 années de service touristique entre Quiberon, Belle-Île, Houat et Hoëdic, le Rêve d’Été est remplacé dès 1966 par le Guerveur. Ce nouveau navire, de type roulier mixte, a permis de doubler au mieux les Guédel et Belle-Isle qui desservaient Belle-Ile en Mer au départ de Port Maria depuis 1930 et 1957.
Avec l’arrivée du Guerveur dans la flotte, la Compagnie Morbihannaise de Navigation avait décidé d’arrêter le Rêve d’Été car il ne pouvait transporter qu’une capacité limitée de passagers et dans des conditions de confort bien plus faibles. Ainsi, depuis que la CMN a radié le Rêve d’Été de sa flotte, celui-ci a complètement disparu du paysage maritime français si bien qu’aujourd’hui on ne sait pas ce qu’il était devenu après 1966.

Le Rêve d’Été amarré le long de la cale du port Saint-Gildas à l’Île de Houat.


Je tiens à remercier Didier Dirol et le groupe « Mar-mar » pour la mise à disposition de nombreux clichés du navire et pour une partie des informations concernant le navire.

Texte : Alspace.